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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 15:06
Le Puy - Firminy, 48ème édition d'une randonnée ouverte depuis 8 ans aux coureurs

De retour de la petite soeur (mais plus chaleureuse et bien moins onéreuse) de la plus connue course nature nocturne au départ de Saint-Etienne le 1er week end de septembre.

Arrivée à Firminy vers 18h, le temps d'aller prendre l'apéro au troquet du coin puis un petit dîner entre coureurs et marcheurs à la cafétéria casino en attendant les navettes qui nous conduiront au Puy-en-Velay.

 

Comme depuis 5 ans, le départ est donné à minuit du stade Lafayette, nous serons un peu moins nombreux cette année, seulement 350 sur la longue distance qui emprunte en grande partie les chemins de St-Jacques de Compostelle.

Départ prudent, puisque je pars en queue de peloton avec des randonneurs avec qui je continuais notre conversation du dîner. N'étant absolument pas là pour faire un chrono mais seulement un entraînement rando-course sans me prendre là tête. (juste tester la machine en vue de 2017)

Quelques modifications auront été apportées au parcours afin de retirer un peu d'asphalte, ce qui n'est pas pour me déplaire, en plus cela enlève la lassitude quand cela fait plusieurs années que l'on fait le parcours.

L'allure est tranquille et pourtant, je ne cesse de remonter le peloton, et cela est des plus motivant, je n'ai que 4 minutes de retard au 27ème km par rapport à mes précédentes éditions.

Bien que la température cette année est des plus douces, une bonne soupe et on repart, Passé le Marathon, je n'ai aucune fatigue musculaire, mais je ressens comme un coups de pompe (déjà 26 heures que je n'ai pas dormi).

Je trouve un arrêt de bus, et m'assied jambes allongées sur le banc pendant 15 minutes. Je dois retrouver un peu de lucidité pour la fin de course.

Le Puy - Firminy, 48ème édition d'une randonnée ouverte depuis 8 ans aux coureurs

Je viens de passer le 50ème km avec un peu de retard, le jour va bientôt se lever sur Monistrol, les petits sandwichs (saucisson, comté et pâté) sont toujours les bienvenus même à 7h du matin.

On repart sur la chapelle d'Aurec, j'ai un plus de mal à courir, je suis un peu juste encore sur mon entraînement, on marche cependant d'un bon pas et on profite des portions descendantes pour courir un peu.

Le Puy - Firminy, 48ème édition d'une randonnée ouverte depuis 8 ans aux coureurs

Zut de zut, le bar est fermé à cette heure, j'aurais bien pris un demi...L'aventure continue, la frontale est rangée et on gambade avec joie à travers les champs du département de la Loire. La douceur est encore bien présente, et heureusement...Hors mis quelques rares flaques éparses, les chemins sont des plus secs. 

Le Puy - Firminy, 48ème édition d'une randonnée ouverte depuis 8 ans aux coureurs

Direction, la tour d'Oriol puis le ravitaillement de Lafayette ou les crêpes sont toujours bien acceuillies. Reste plus que 5 km, et on pourra enfin savourer une pression accompagné de son traditionnel plat de saucisse lentilles.

Voilà, 10h30 plus tard, la ballade est finie pour cette année, j'aurais mis 1h30 de plus qu'en 2015, mais à deux, on avance quand même d'un pas plus régulié.

 

Le Puy - Firminy, 48ème édition d'une randonnée ouverte depuis 8 ans aux coureurs

Ce nouveau parcours modifié ne rajoute pas de km, toujours 68 km au compteur, mais 1750m D+ au lieu de 1500m

Les articulations et mon dos tient le choc, aucunes courbatures ni autres douleurs, je pense que je peux me montrer optimiste pour 2017.

Bonne semaine à tous, faites vous plaisir et vivez votre passion à fond.

 

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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 15:04
Marathon de Salon de Provence

Tout commence par un samedi de travail, heureusement assez léger pour être à l'heure dans le train, on patientra 20 bonnes minutes avant que le train puisse partir, mal grès 3 contrôleurs et 4 employés de la Suj, il nous manque le principal, un conducteur. :(

Heureusement, que j'ai environ une heure d'attente à Lyon...enfin j'arrive à mon terminus, reste plus qu'à faire un petit footing de 4 km pour rejoindre l'hôtel, par chance, c'est la pleine lune et le ciel est bien dégagé, car ma frontale s'éteint, suivant les données de mon GPS, car je longe les chemins parsemé de pins et d'oliviers le long de l'autoroute, et mieux vaut savoir ou aller.

Ma cheville se tord dans un trou, heureusement sans gravité. Mais mon GPS a décidé de s'amuser un peu avec moi puisque je me retrouve devant un chemin sans issue. Retour sur mes pas, je longe de nouveau l'aurtoroute et trouve le portail de l'hôtel fermé, avec des tags sur le mur adjacent (assez étonnant pour un logis de France?).

J'appele alors l'accueil qui me donne le code d'accès du portail, mais celui-ci ne fonctionne, cela fait déjà une heure que je ma ballade dans la pinède, je commence d'avoir un peu les nerfs, j'escalade alors le mur d'enceinte et remonte le chemin blanc et me trouve enfin à l'hôtel ou m'attend le directeur sur le perron, me demandant par où j'étais passé, surpris par le chemin par lequel je suis arrivé.

Trop tard pour dîner, heureusement, il me reste un kebbab froid de midi, faudra s'en contenter. 

 

Marathon de Salon de Provence

Comme on dit, la nuit porte conseil, j'ai dormi comme un loir, 5h45 je suis debout comme tous les matin, un petit déjeuner sur le pouce, 2 tasses de café et un morceaux de gâteau sport fait maison. Une bonne douche et on est parti pour un footing de 7 km pour rejoindre le départ, et retirer mon dossard.

Marathon de Salon de Provence

A mi-chemin, je fais une petite pause pour photographier le mémorial Jean Moulin. Dossard enfin récupéré, on peut commencer de se changer, et prendre un café et grignotter la moitié d'une part de gâteau qu'il me restait de midi.

8h45, c'est l'heure de se rendre sur l'aire de départ, prendre quelques photos et discuter avec les amis de Courir le Monde.

On nous annonce 1300 partants environ, après une minute de silence et la marseillaise, en mémoire des attendats, c'est sous un feu d'artifice bleu-blanc-rouge que le départ est donné.

Salon-de-Provence porte bien son nom de la ville la plus sportive de France, une foule et une abiance de feu pour nous accompagner, j'eu ainsi l'occasion de courir les 4 premiers km en compagnie d'un pilote de la patrouille de France. Je suis sur un rythme assez lent, juste devant le ballon des 4h et me sent bien, même si je suis un peu étonné de voir mon rythme cardiaque aussi élévé à cette allure ( 170 pulsations ? ).

Marathon de Salon de Provence

C'est fou ce que l'on a l'air concentré sur cette photo, les ravitaillements sont à des distances un peu aléatoire, mais en Trail comme en Ultra, on a l'habitude, donc pas de soucis. Je continue sur cette allure sans m'inquiéter plus que cela...1er passage sur la base aérienne, Dommage, on pas le droit de poser pour une photo avec les apha jet de la patrouille de France.Les encouragements des jeunes officiers nous donne du baume au coeur le temps de quelques foulées.

Passage au 11ème km serein, cette première zone de relais nous offre une salve d'applaudissement et d'encouragements, et je les leur en remercie.

Passage du semi-marathon, pas si mal négocié, les jambes tournent bien, je ne ressens pas la moindre fatigue physique ni mental.

 

Marathon de Salon de Provence

L'unique difficulté du parcours passe pas trop mal, il ne reste plus qu'essantiellement du faux plat descendant. 27ème km, j'attrappe une olive au vol le long de la petite route entre oliveraies, vignes et pinèdes. J'aurais mieux fait de m'abstenir, dans les km qui ont suivi, je me suis retrouvé pris d'une envie pressante, léger écart du parcours afin de me cacher derrière les pins.

On repart soulagé, puis assez difficile de se relancer, les trippes sont encore bien secouées, pendant ce temps là, le ballon des 4h s'est fait la belle, ce serait stupide de vouloir le rattraper, dernier point de relais avant de revenir sur la base, ces encouragements font du bien à l'âme du soldat en déroute.

 

Marathon de Salon de Provence

Les longues lignes droites le long du terrain de golf sur un chemin blanc et de la cendrée chauffe de plus en plus les pieds. S'en suivit un gros passage à vide en remontant la piste d'envol. Entre le 30ème et 37ème km, j'eu le temps de voir passer le ballon des 4h15 puis 4h30.

Impossible de m'accrocher, je suis à bout de souffle et j'ai les pieds qui chauffent, un soupçon d'orgeuil me relance à la sortie de la base pour les 4 derniers kms.

Pourtant, il me semblait avoir mieux géré qu'à Lausanne, alors que je viens mourrir en 4h39' environ. Un bon week end avec les amis de CLM pour ce 43ème Marathons, aucune courbature, aucune gêne, si ce n'est un manque d'oxygêne que je ne m'explique pas, tout comme ma fréquence cardiaque élevée durant 25 km. En règle générale, je cours toujours entre 140 et 145?

Bonne semaine à tous, sportes vous bien les amis, bien dommage que ce marathon est à usage unique, car vraiment l'organisation, les bénévoles et l'ambiance étaient au top.

PS: J'ai enfin pu rencontrer Maître Roger Guillaumin, l'homme a plus de 200 Marathons, je vous recommande son livre, qui est une mine d'information sur les organisations, bénévoles, ambiance et anecdote sur 112 premiers Marathons qu'il a couru. Je pense fort qu'il y aura prochainement un tome 2.

 

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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 13:26
Vitalavie, le 6 novembre au bord du Lac d'Annecy

L'une de mes élèves avait programmé ce Semi-Marathon, 70% route et 30% sentier au départ la plage d'Albigny à Annecy, bien connu des traileurs ayant déjà participé à l'une des épreuves de la Maxi-Race.

Un profil assez agréable avec un départ le long du lac, puis on quitte ensuite la route, pour rejoindre les sentiers pour accéder au chateau de Talloires, redescendre puis traverser le golf, et finalement rentrer par la route.

La météo annonçant un week end pluvieux, je savais que cela compliquerait la tâche de mon élève qui visait 2h08'. Et pour une fois, la météo n'est pas trompeuse, il pleut des cordes lorsque nous arrivons sur place.

Je profita de ce week end pour retrouver un ami que je n'avais pas vu depuis 6 ans déjà, que le temps passe trop vite, le petit bout de choux qui n'était qu'en gestation a bien grandi.

Ce fut l'occasion d'un bon petit dîner, en compagnie de l'une des meilleures traileuses françaises du moment ainsi qu'une montagnarde émérite, de quoi discuter comme vous l'aurez compris de Montagne.

La soirée se terminant vers 2h15, il est temps de rejoindre mon hôtel, arrivé à 3h, il est temps d'aller fermer les yeux quelques instants. Réveil à 5h15 comme tous les matins de la semaine (bordel d'automatisme, pfff).

Une bonne douche, et hop au petit déjeuner, puis on se prépare et on s'allonge sur le lit pour se détendre encore quelques minutes, 8h, il est temps de partir pour le départ, il pleut toujours, j'hésite entre mes Trails légèrent et mes runnings.

J'opta finalement pour les runnings, après tout, on est les 3/4 du temps sur le bitume.

Parcours et profil

Parcours et profil

9h, le départ est donné, et nous avons de la chance, une accalmie se profile, mon objectif, régularité de l'allure, me faire plaisir avant tout et ne pas me blesser.

Arrivé vers le 7ème et les premières côtes, je suis contraint de marcher, bloqué par des coureurs marchant devant moi, et impossible de doubler.

Malheureusement, ce ne sera pas la descente que je pourrais prendre le risque de remonter quelques places, les sentiers sont glissants et recouvert de feuilles masquant pierres et racines, et mes routières n'ont guère d'adhérence.

photo d'arrivée

photo d'arrivée

Au final, je termine cette course de 21,6 km en 1h50'04" à la 229ème place sur 713, la forme commence à revenir, je retrouve une certaine régularité dans l'allure et j'y ai prit grand plaisir à découvrir ce parcours.

Mon amie franchira en 2h13' un peu déçue, mais au vu des conditions, elle aurait gagné au minimum entre 5' à 6' par temps sec.

Un parcours comme je les aime, mi route - mi trail avec 360m D+, une ambiance chaleureuse, des bénévoles, et des spectateurs présents en masse le long du parcours bordant le lac pour vous encourager.

Maintenant, on va se reposer un peu cette semaine, dimanche prochain, petite sortie Marathon à Salon-de-Provence, un parcours plat avec de longues lignes droites...pas trop ma tasse de thé, mais c'est une édition unique, alors.

Vivez votre passion à fond les amis, et bonne semaine à tous.

 

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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 19:38
Marathon de Lausanne : 15 jours pour tenir un Marathon, j'ai testé pour vous

Depuis le 15 juillet, je n'avais pu hélas recourir, certes j'ai fait de belles randonnées à pied ou en vélo, mais du mois de septembre à mi octobre, j'ai dû me contenter de rester stoïque suite à des lombaires bloqués, suivi d'une laryngite.

Même avec l'expérience de plus 30 ans de course à pied, 15 jours pour tenir un Marathon, j'ai testé pour vous...

Après avoir renoncé pendant 4 ans de me rendre au Marathon de Lausanne suite à des problèmes de santé, cette année, j'ai dit, hors de question, j'y vais quelque soit mon état de forme...

De retour du Marathon de Lausanne, ou j'ai pris du plaisir dans la souffrance, fait la rencontre quelques heures plus tôt du futur vainqueur et bien d'autres rencontres encore.

Un parcours vallonné que j'ai apprécié et qui devait me convenir, même la reprise par un Marathon quand cela fait 15 séances que l'on peut courir à peu près normalement, et que l'on fait davantage des séances pour préparer un Semi qu'un Marathon. Vous en viendrez vite à comprendre que cela va coincer quelques parts à un moment donné.

Voyant la forme du moment, même si elle revient un peu, je savais que je mettrais dès le départ plus de 4h.

 

Marathon de Lausanne : 15 jours pour tenir un Marathon, j'ai testé pour vous

Après une nuit un peu chaotique, les lombaires sont un peu douloureuses, mais bon, 7h30, je pars retirer mon dossard, cela me détend un peu, aucune pression pour l'instant puisque je me fixe une barrière à 5h, soit 8 km/h, l'allure que j'ai tenu en marchant sur les 6h de marche du Lac Kir.

Après un petit déjeuner des plus lights, les boulangeries n'ouvrent pas de bonheur le dimanche matin, résigner à se prendre un café et un McMuffin en face de la gare (Sorte de pain, avec une rondelle de blanc d'oeuf reconstitué et une fine tranche de lard grillé).

Je rejoins le départ et retrouve Christophe Robert, sa fille qui vise moins de 4h et son lièvre de choc.

Je croise aussi quelques coureurs du Lac et de Dijon Triathlon.

Le départ est donné à 10h10 tapante, ponctualité suisse oblige. J'ai pas l'impression d'être rapide même si je suis à 11 km/h, c'est l'allure que j'ai travaillé durant ces 15 jours. Les suisses ne semblent guère habitués aux coureurs costumés, je reçois des encouragements de partout (même si tantôt on me prend pour un concombre, une courgette et même une grenouille, ...pffff)

Je maintiens mon allure alors que j'aurais sans doute mieux fait de ralentir, erreur de jeunesse ou manque de repère en compétition depuis le 15 juillet. Pourtant, nulle excuse, je suis toujours devant le ballon des 4 heures et sait pertinemment que j'oscille en 10,7 et 11 km/h, mais j'arrive encore à maintenir une conversation avec les autres coureurs. Donc tout va bien mentalement.

Marathon de Lausanne : 15 jours pour tenir un Marathon, j'ai testé pour vous

Demi-tour, et là, je vais vite finir par déchanté, je ressens de plus en plus une vive douleur au niveau des lombaires, mais le mental tient donc je continue d'avancer alternant marche et course à pied depuis le 23ème km jusqu'au 28ème km ou je ne pourrais cette fois plus courir du tout. S'en suivit un coups de fringale (j'ignore si le changement d'heure y est pour quelques choses?)

Les jambes tiennent mais chaque choc devient alors insupportable pour mon dos, obligé de marcher jusqu'au 39ème km ou l'orgueil reprend le dessus.

J'ai eu à mainte reprise l'envie d'abdiquer sur ce retour plus que douloureux, mais les bénévoles toujours là pour nous encourager nous aident à continuer à avancer, et la pensée de ce qu'ont traversé les amis sur les 6 jours de France, me force toujours à mettre un pied devant l'autre.

Marathon de Lausanne : 15 jours pour tenir un Marathon, j'ai testé pour vous

Je finis finalement mon premier Marathon de Lausanne, mon 4ème Marathon suisse (2 fois Zurïch, 1 fois Luzern et Lausanne) et mon 42ème Marathon.

Merci à tous pour vos pensées et encouragements que je n'ai reçu que ce matin.

C'est certains, faut encore poursuivre l'entraînement en vu de 2017, mais l'endurance va revenir, c'est juste une question de Temps.

4h34' pour une reprise, c'est pas top et peut mieux faire. Ce matin, le dos chatouille encore un peu, mais aucune courbature, quelques picotements au mollet gauche, mais cela passera.

Vivez vos passions à fond et faite vous plaisir.

Un peu déçu mais heureux quand même, et c'est le principal.

 

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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 11:53
Randonnée entre Ste Marie sur Ouche et Seurre

Et bien, on est reparti pour 3 jours de randonnée, profitant du 15 août pour finir la reconnaissance de mon Tour de Côte d'Or que j'effectuerais début octobre du 2 au 9 octobre, soit environ 700 km pour 10 000m D+, espérant pouvoir recourir d'ici là.

Pour ne pas commettre l'erreur de la semaine dernière, et anticiper sur la fatigue de la semaine de taf.

Je ne fis que 15 km le samedi soir, et déjà quelques erreurs, mon radar personnel n'est pas très au top en ce moment.

Randonnée entre Ste Marie sur Ouche et Seurre

Vers 21h30, je trouve un lavoir afin d'y passer la nuit au calme.

5h15, je me réveille frais, le paquetage replié, c'est reparti pour une longue journée d'environ 60 km.

La première partie s'annonce pas mal, j'avance d'un bon pas, petit détour pour voir une curiosité, on est touriste ou on ne l'est pas.

Randonnée entre Ste Marie sur Ouche et Seurre

Et oui, vous ne vous trompez pas, il s'agît bien d'un dolmen, et nous sommes bien en Côte d'Or.

Je repars et quelques km plus loin commence une partie galère, je vire à droite au lieu de la gauche. Et très vite, le sentier se retrouve être une jungle mêlant orties et ronces d'1,20 m.

ignorant mon erreur, j'avance dans ce méandre de verdure ostile, le rythme est alors casi nul...je retombe finalement sur une route et constate hélas mon écart, je suis comme un con retourné sur mes pas, outre les 3 km de plus qu'il me faut compter, c'est surtout un peu plus d'1 heure de perdue, et les jambes ravagées.

Je repars, mais le soleil est déjà bien levé maintenant, il cogne de plus en plus, et pas un poil d'ombre, heureusement, j'ai de quoi bien m'hydrater, de nombreuses sources se trouvent sur le parcours, c'est ce qui m'a décidé à passer par là, et c'est aussi le plus court.

Randonnée entre Ste Marie sur Ouche et Seurre

Arrivé à Bouilland, après une longue descente d'environ 3 km qui me permet de remettre un peu de rythme, chramant village dans une vallée encaissée. Enfin, une partie boissée afin d'être à l'abri de la morsure du soleil avant de redescendre sur les hautes côte de Beaune et Beaune.

Je grimpe en face en direction de l'Abbaye Ste Marguerite, puis après une petite prière, je repars de plus belle via le GR7 jusqu'à Clavoillon, je quitte alors le GR7 pour descendre dans le vallon puis remonte en direction de la vierge de Poutot sur les hauteurs de Savigny les Beaune.

Randonnée entre Ste Marie sur Ouche et Seurre

Une bonne occasion pour refaire le plein une nouvelle fois de ma poche à eau à sa source.

Puis c'est parti pour de nouvelles surprises, après un léger faux plat dans la combe aux chevaux, je vire à gauche dans le bois des corbeaux ou je me retrouve face à des petites côtes à plus de 20% alors que je n'ai pas cela sur ma carte.

Je suis pourtant arrivé à l'endroit voulu pour traverser l'autoroute. Reste plus qu'à descendre sur Beaune, rejoindre la gare afin de prendre un café et repartir pour les 30 km qui me sépare de mon objectif.

Randonnée entre Ste Marie sur Ouche et Seurre

Le temps que mon café refroidisse un peu, je m'évanouie victime d'un malaise suite à un début d'insolation.

Lorsque je reprend mes esprits, le guichetier est penché au dessus de moi et me seccoue.

Je me sens bien, mal grès la tête encore nauséeuse, et le visage livide.

Je prend donc avec un peu de déception, la sage décision de m'arrêter là aurjourd'hui.

Bilan : 61 km - 1350 m D+ en un peu plus de 14h d'effort, 10 litres d'eau bue, un café, 2 éclairs au café, 1 pain au céréales, des bananes séchées.

Le reste du parcours se passe sur des routes secondaires, je ne risquerais pas de me perdre.

Maintenant place à la récupération avant l'Ultra Tour du Lac Léman le 17 septembre.

Forfait pour le Grand Raid des Pyrénées dans 2 semaines, mon genou ne tient toujours pas. Ce sera pour une prochaine fois.

Passer une bonne semaine les amis

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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 11:48
Randonnée entre Montbard et Sainte Marie sur Ouche,fin

Après une nuit sous la voûte étoilée qui n'est pas s'en me rappeler les nuits que je passais l'été quand j'étais ado avec mon grand père quand nous partions en vacances, et à qui je dois ma connaissance des champignons, des plantes et baies comestibles.

Je commence à me rapprocher des lieux que je connais un peu mieux, donc moins de risques d'erreur sur le parcours.

Je repars vers 6h30, toujours pour profiter de la fraicheur, aucune courbatures, mon genou semble se débloquer peu à peu, mais toujours dans l'incapacité de courir.

J'en suis bon pour encore une bonne journée de marche.

Le parcours est en léger faux plat montant pendant les 5 premiers km, ce qui permet de bien se mettre en jambes.

Après la première difficulté de la journée, j'entame la descente sur un magnifique réservoir

Randonnée entre Montbard et Sainte Marie sur Ouche,fin

Déjà 15 km de parcourus, et il fait déjà 28°, et le goudron commence de fondre, et l'idée de me jeter dans ce plan d'eau me parcours la tête. Et au fur et à mesure de la descente, j'ai comme l'impression de voir une barraque à frites de l'autre côté du lac, mais hélas pour moi, ce n'était qu'un camion de pompiers.

Les sapeurs pompiers sont assez souvent présent pour faire des excercices de plonger.

Le soleil doit taper plus dur que je ne pense si je commence à avoir des hallucinations, à moins que ce ne soit la fatigue, mais toujours pas de café en vue.

Petite pause vers le 20ème km à Thoisy-le-désert, à l'ombre de l'église, j'en profite pour faire le plein d'eau dans le cimetière. Après 20', il est grand temps de repartir sur un long faux plat montant, une longue ligne droite sous le soleil d'environ 10 km.

Je fais attention en traversant la nationale, puis j'entame la discusion avec un jeune couple labourant leur jardin, je leur explique ce que je suis en train de faire, et celui-ci me propose une bouteille d'eau fraîche.

En plaisant, je lui demande si il avait pas plutôt une bière, qu'il m'offrit avec grand plaisir, c'est ce que j'aime le plus dans ces sorties longues en off, c'est de partir à la rencontre des gens, et de se rendre compte qu'ils ne sont pas encore tous à regarder leur nombril. L'humanité et la solidarité existe encore bel et bien, même si les médias tentent de nous noyer sous des images parasites et néfastes.

Randonnée entre Montbard et Sainte Marie sur Ouche,fin

Le mental gonflé à bloc, je repars dans cette petit faux plat en direction du canal de Bourgogne.

Arrivé à Vandenesse-en-Auxois, je trouve enfin une pizzéria ouverte, mais à 15h30, trop tôt pour commander une pizza, je prend donc une glace et 2 cannettes de schweppes citron vert.

Je longe ensuite le canal sur 3 km avant d'attaquer un coups de cul en direction de Châteauneuf.

Randonnée entre Montbard et Sainte Marie sur Ouche,fin

Après cette côte à plus de 13%, j'ai bien mérité de souffler un peu, je me prend une pression bien faîche, et une coupe de glace (vanille, caramel et café) avec un grand café.

La fin sera plus plaisante puisque je quitte les petites routes pour rentrer dans les bois et les sentiers. Je retrouve un peu d'énergie, il faut dire qu'il ne me reste plus que 30 à 35 km, je touche au but de cette épopée.

Après une longue descente de 8 km, ce sera ensuite une succession de côtes et descentes jusqu'à la fin. On se rapproche de 18h, la température commence à tomber et cela devient enfin agréable.

Randonnée entre Montbard et Sainte Marie sur Ouche,fin

J'arrive à La Bussière-sur-Ouche, ancienne abbaye reconvertie en Hôtel Restaurant, mais un peu au dessus de mes moyens, 

Je poursuis mon chemin dans les bois, découvre un sigle bien sympa au dessus des falaises, je regarde ma carte et m'apperçoit que je devrais me trouver sur la route forestière en contre-bas.

Ni une, ni deux, j'entâme la descente un peu vertigineuse (75 à 80%, - 300m D- en 400m)

Randonnée entre Montbard et Sainte Marie sur Ouche,fin

J'évite de rester trop longtemps au bord de la falaise, car j'ai le vertige qui me gagne un peu, je m'alimente et j'entame cette descente, me laissant glisser sur les fesses, me freinant à l'aide des mains sur des racines et des pierres saillantes.

C'est pas le moment de prendre des risques, mais le temps d'arriver en bas, il fera déjà presque nuit.

Randonnée entre Montbard et Sainte Marie sur Ouche,fin

C'est bon, je suis enfin en bas, et entier. Plus que 20 km, il est temps de s'équiper pour la nuit, je reprends les traces d'un Trail local que j'apprécie, mais avec le prennant à l'envers, et accompagner de la fatigue, je ne monte pas assez haut avant de redescendre.

Pas grave, je longe la route, et arrive sur la place du village...Je vois un restaurant et m'approche, demande si ils sont encore ouvert, mais il est déjà 22h15. Après quelques échanges, j'arrive cependant à obtenir un café, et c'est reparti de plus belle, un peu euphorique.

Et là, mon cerveau se déconnecte et perd le contrôle, je continue d'avancer mais je ne suis plus lucide, je monte puis descent alors que je ne progresse plus dans le bon sens.

Après environ une heure, j'apperçois des lampadaires, je décide finalement de tracer tout azimut, traversant un champs de blé, ou j'entend les biches s'enfuir devant moi sans les voir.

Je commence aussi à entendre les cerfs bramer, inutile de vous dire que l'on ne fait pas le fier à ce moment là.

Finalement, j'arrive à mon obejectif vers 1h du matin, une bonne nuit sous un abri de bus allongé sur un banc à l'abri du vent, en attendant le matin le 1er car pour me ramener chez moi.

Bilan de ces 57 heures de randonnée, 210 km pour 3700m D+ environ.

Vivement ce week end pour repartir 2 jours et demi de randonnée.

Sportez vous bien les amis et faites vous plaisir.

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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 11:38
Randonnée entre Montbard et Sainte Marie sur Ouche, 2ème partie

Après une nuit assez courte, couché vers 3h30 et levé vers 6h30. C'est pas le tout, une longue journée m'attend et j'espère trouver un café sur mon chemin. La nuit a été fraîche, mais j'ai pris la décision de partir tôt pour profiter au maximum de la fraîcheur.

Car sur le coups des 8h, la température monte déjà à 20°.

Je suis reparti sur de bonnes sensations, mes douleurs au genou se sont calmé durant ma pause et aucune courbatures ni ampoules, donc tout va bien.

Randonnée entre Montbard et Sainte Marie sur Ouche, 2ème partie

J'avance d'un bon pas, mais n'est croisé ni village ni hammeau en 15 km. Arrivé à une intersection, aucune indiquation sur le sentier que je dois suivre, pourtant je suis censer suivre le GR Pays du Morvan?

Pas une âme pour m'éclairer, et mal grès ma carte, aucun nom indiqué n'y figure? Je dois prendre une décision, et cette fois-ci, mon intestin m'a trompé, c'est parti pour 15 km de plus avant de retrouver l'itinéraire, les km ne me gênent pas, c'est plutôt le temps qui passe.

Randonnée entre Montbard et Sainte Marie sur Ouche, 2ème partie

Je suis de nouveau sur le bon chemin, et mal grès ma prière à la Chapelle St-Martin, la fontaine n'existe plus, ma poche se vide de plus en plus ainsi que mes rations alimentaires.

Et le soleil qui chauffe de plus en plus, plus de 35° au dessus de ma tête, l'asphalte fond sous mes semelles, va falloir trouver une solution pour s'économiser si je veux pouvoir continuer.

Je trouve alors un petit coin à l'ombre pour me reposer un peu, j'étudie la carte car je sais que je dois quitter le sentier balisé principal...Mal grès ma courte pause, je me trompe une première fois, puis une seconde et cela rajoute encore 15 km et 3h de plus.

Le mental commence à flancher, mes rations sont de plus en plus mince, finalement de nouveau sur l'itinéraire, je poursuivrais encore pendant 20 km, sans m'égarrer cette fois-ci.

Randonnée entre Montbard et Sainte Marie sur Ouche, 2ème partie

Le GPS a de plus en plus de pertes de signaux, mais j'en ai ras le bol pour aujourd'hui, je me trouve un village paisible ou passer la nuit. Je suis sur le plateau et cherche un abri contre le vent, mais hélas, pas grand chose.

Je m'installe le long du mur d'un vieux lavoir, il me protégera au minimum du vent d'un côté...Et commence mon repas de gala, je fais vite le point sur la situation, il me reste 2 barres de céréales et quelques saucissons pour 80 km si je ne m'égarre pas de nouveau demain.

Le choix est donc fait, regarder autour de soi et garder ces maigres vivres pour demain.

Je trouve de l'ail des ours, des orties (cela peut faire une petite soupe?), mais rien de bien nourrisant, pas trop le choix, je ramasse des limaces (une fois évicérées et boullies, cela devrait ressembler à des escargots). Et bien pas du tout, mal grès les plantes aromatiques, c'est infecte.

L'odeur, je ne peux vous la transcrire, on avale cela du traite sans réfléchir (point positif, c'est riche en protéines à ce qu'il parait).

J'installe mon duvet à côté du feu pour un minimum de chaleur et m'endors sous les étoiles...P....n, il va encore faire très chaud demain.

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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 11:18
Randonnée entre Montbard et Sainte Marie sur Ouche, 1ère partie

Profitant de 3 jours de repos, c'est l'occasion ou jamais de repartir sur les chemins pour reconnaître le tracé définitif de mon Tour de Côte d'Or début octobre.

Départ de la gare de Montbard le vendredi à 16h, après 1 heure de randonnée, j'essaie de trottiner un peu, je n'arrive à peinde à dépasser 2 voir 3 km sans ressentir de vive douleurs. Je crains que je serais forfait pour le GRP (un peu déçu, mais c'est mon corps qui parle et je dois l'écouter).

Les 25 premiers km se passent relativement bien, pas d'erreur de parcours, les villages présentent des monuments qui donne envie de continuer l'aventure.

Randonnée entre Montbard et Sainte Marie sur Ouche, 1ère partie

L'allure bien que lente, j'avais quand même eu l'espoir de faire ces 3 jours en rando-courses. Je calcule vite dans ma petite tête et sais que je ne pourrais reconnaître l'ensemble de l'itinéraire que j'avais envisagé.

Peu importe, la météo est clémente, il y a du soleil, quelques nuages et un peu de vent qui rabaisse agréablement la température.

Randonnée entre Montbard et Sainte Marie sur Ouche, 1ère partie

A partir d'ici, j'emprunte pendant 10 km, le GR13 bien connu des pélerins de St-Jacques de compostelle qui les conduits de l'Abbaye de Fontenay à la Basilique de Vézelay.

Je quitte ensuite ce GR pour continuer à travers champs et rester en Côte d'Or, 40ème km, je rentre dans le Parc Régional du Morvan, et là tout peut se compliquer, les GPS n'ont plus de signaux et la nuit est tombée.

Je dois donc me fier uniquement au terrain et à ma carte IGN. Je rentre en territoire inconnu et toutes les petites erreurs, aussi infime qu'elle soit peuvent m'écarter de plusieurs kms mais surtout de plusieurs heures, ce qui est beaucoups moins drôle.

J'arrive sans encombre à La Roche en Brénil, dommage, l'entrée du Château est fermée. Je poursuis mon chemin et 1ère erreur de parcours, je me retrouve par deux fois à mettre les pieds dans l'eau en traversant des cours d'eau.

Peu importe, l'aventure continue, et bien que ne sachant peu à l'heure actuelle ou je suis, j'ai comme l'impression d'avoir quelque peu tourner en rond et de revenir sur mes pas.

Damned, mon intuition était la bonne, je suis remontée sur plus de 10 km, mais au moins je suis retombé sur une route m'indiquant le destination finale de cette première étape entre Montbard et Saint Agnan.

Randonnée entre Montbard et Sainte Marie sur Ouche, 1ère partie

Finalement, la fatigue commence à me gagner, cela va faire déjà 24 heure que je n'ai fermé l'oeil, il est grand temps de trouver un abri pour quelques heures de repos.

Je m'arrêterai 4 km avant le lac de Saint Agnan, dans une cabanne de pêche servant de point d'information, la nuit sera assez fraîche, mais je dors quand même isolé du vent et du sol.

65 km - 1500m D+ pour aujourd'hui, je suis assez satisfait.

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 17:35
Grand Trail Stevenson, du 15 au 17 juillet

Dans le cadre de ma préparation pour le Grand Raid des Pyrénées fin août, 163 km - 9600m D+.

Je me suis donc inscrit sur le Grand Trail Stevenson, 200 km - 7000m D+ en 3 jours avec des amis.

Le parcours est des plus simples puisque hors mis le premier jour ou nous ferons une boucle de 56 km autour de Le Monastier-sur-Gazeille, le reste du parcours se fera le long du GR70, plus connu sous le nom du Chemin de Stevenson (vous savez, l'auteur de l'île au trésor ainsi que voyage avec un âne).

Grand Trail Stevenson, du 15 au 17 juillet

On part avec prudence, c'est mon week end choc, je ne cherche pas à me mettre dans le dur. On profite de ces paysages pour prendre son temps et faire des photos. L'objectif est dans un mois.

La première étape n'est ni trop technique ni trop vallonnée, donc idéal pour la mise en jambe, avec comme point culminant aujourd'hui, le château d'Arlempdes.

Grand Trail Stevenson, du 15 au 17 juillet

Au final de cette étape, je suis 23ème sur 28 en 7h37', c'est vrai que j'ai pris mon temps après le 40ème km, que j'ai atteint après 5h d'effort, c'était le moment pour moi de partager une bonne bière bien fraîche.

Grand Trail Stevenson, du 15 au 17 juillet

Après une nuit des plus courte, lever à 3h du matin pour prendre le petit déjeuner à 4h et le car à 4h20 pour nous emmener au départ à Luc.

Au programme d'aujourd'hui, 83 km et 3800m D+ en passant par les monts Lozères, avec comme point culminant, le mont Finiel.

La chaleur jouera son rôle, c'est certains, et malgré la fatigue de la veille, les jambes commencent à se réveiller après une dizaine de km, après 21 km, je me retrouve 18ème, je suis sur de bonnes bases, les sensations sont bonnes.

Grand Trail Stevenson, du 15 au 17 juillet

Je continues mon petit bonhomme de chemin, en passant la mi-course en 5h comme la veille, mais c'était sans compter la descente du mont Finiel. Un ébouli d'environ 1 km, j'ignore si c'est la fatigue, la chaleur ou le manque de lucidité...mais mon pied gauche parti d'un côté et mon genou de l'autre.

J'ai déjà connu ce genre de difficulté et me dit que la fin de cette étape sera des plus longues.

Cerise sur le gâteau, le point de ravitaillement se trouve 5 km plus loins que prévu, les jambes tiennent le choc, j'ai encore de quoi m'alimenter et m'hydrater, mais mon genou me fait de plus en plus mal.

Je n'arrive plus à courir, ni même à marcher vite, le temps s'égrenne inexorablement, il ne me reste plus que 20 km lorsque je mets pied à terre et prend la décision avec déception d'arrêter.

Grand Trail Stevenson, du 15 au 17 juillet

Après avoir abandonner au 60ème km, je nourris encore l'espoir de repartir le lendemain, même si je ne serais pas classer, peu importe.

Reste 56 km entre Florac et Saint-Jean du Gard, des sentiers qui ne seront pas trop technique mais qui m'offriront de nouveaux paysages.

Mais mal grès une bonne nuit, mon genou est bien trop faible en ce dimanche matin pour poursuivre ce périple.

Je rejoins l'arrivée avec l'organisation pour assister à l'arrivée de mes 2 amis qui ont des mieux gérés ces 3 jours.

Nous rentrons en direction de Macon, ou je dois attendre pendant 1h mon 2ème co-voit qui fût bloqué dans les bouchons à hauteur de Valence.

Lundi après midi, verdict de l'écho, j'ai une déchirure d'un des tendons rotliens sur 3 mm.

Avec le recul, la sagesse me fait dire que j'ai eu raison de m'arrêter même si la déception est grande. Et j'ai de gros doute quand à ma participation à mon prochain Ultra. J'ignore si le repos suffira et prendre le départ d'une telle épreuve diminué n'est pas des plus intéligent.

Bonnes vacances, et profitez à fond de ce que la nature nous offre pour assouvir notre passion.

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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 10:09
Marathon de Caen, Les courants de la Liberté

Après une petite semaine de repos, Caen me paraissait  la destination idéale pour me mettre un peu au vert mais c'était sans compter le stress pré-Marathon puisque le vendredi, je reçois un SMS m'informant que suite à des mouvements sociaux mes trains Aller et Retour sont annulés.

Heureusement, l'homme créa Blablacar, et je réussi à trouver mon bonheur, arrivé 2 heures plus tard que prévu, en pleine manifestation de la Rochambellela course et marche féminine de 5 km au profit de la recherche contre le Cancer du sein.

Marathon de Caen, Les courants de la Liberté

Idéal pour me détendre après la route, le temps est ensoleillé en ce samedi soir et il fait bon, j'en profite alors pour jouer les touristes et visiter un peu Caen.

Marathon de Caen, Les courants de la Liberté

N'ayant pu retrouver mon ami dans cette foule rose, elle laissera mon dossard à son beau père qui tient la boulangerie près de la zone d'arrivée où part les navettes qui nous conduiront au départ demain matin.

21h30, l'heure est venu de rejoindre mon hôtel près de la gare, pas trouver beaucoup de restaurant aux allentours, je dû me contenter d'un restaurant asiatique, buffet à volonté, cela me va me remonter un peu le moral.

23h30, j'essaie de m'endormir, mais les tribus autochtones des environs sont assez bruyants. Vers 3h du matin, enfin le silence et j'arrive à m'endormir profondément...

Marathon de Caen, Les courants de la Liberté

5h30, l'heure du réveil à sonner, c'est l'heure de prendre une bonne douche pour essayer de combattre la fatigue et me réveiller, comme bien entendu, à cette heure, rien pour prendre un petit déjeuner.

Je me contenta donc d'un café allongé dans un distributeur de la gare et de 2 pains au chocolat à la boulagerie en prenant mon dossard.

Direction le départ à Courseulles-sur-Mer où j'espère trouver un bar ouvert pour prendre un second café, et au mieux remanger un petit morceau, mais hélas rien, le départ est situé tout à l'extérieur de la ville, bien qu'il me reste plus d'une heure avant le départ, je n'ose m'aventurer à la recherche d'un havre de paix surtout que la météo est bien normande ce matin.

Marathon de Caen, Les courants de la Liberté

Pluie fine suivi d'averses orageuses, de quoi se refroidir avant l'heure J, et rien pour patienter au sec et ainsi, on fait donc les 400 pas dans le parc longeant la rivière.

9h15, le départ est enfin donné, et c'est parti pour cette 29ème édition, le parcours est des plus roulants et des plus plats sur le premiers Semi qui longe la mer et les plages du débarquements (Gold Beach, Juno Beach et Sword Beach).

Marathon de Caen, Les courants de la Liberté

J'en profite alors pour prendre un café dans l'une des brasseries de Lion-sur-Mer, ou de nombreux spectateurs et accompagnateurs de coureurs nous encouragent.

Je repars, les jambes tournent pas trop mal pour l'instant, mal grès les demies banane que je prend au ravitaillement depuis le 5ème km.

La pluie fine abaisse la température et permet au corps de ne pas trop sur-chauffer.

A Ouistreham, s'en est fini de la mer, et on entre dans les terres suivant l'Orne jusqu'à Blainville-sur-Orne ou commence alors une succession de faux plat jusqu'au 38ème km.

Marathon de Caen, Les courants de la Liberté

La fatigue commence à se faire sentir depuis le 25ème km, et je commence à entendre des voix, j'entend mon prénom scandé par des personnes (et non, pas de prénom sur le dossard)...

au 28ème km, je compends alors que c'était mon ami Cyril, meneur d'allure du groupe de 4h qui m'appelait depuis quelques km.Je le laisse filer, je ne cheche même pas à rester au contact, je suis en manque d'énergie, je commence à avoir la fringale, aucune douleur ressentie mais les averses qui se succèdent depuis le début du 2ème Semi sur l'asphalte chaud dégage une moiteur qui rend difficile ma respiration.

Je passe alors le 30ème km en 2h58, mais les 12 derniers km seront pas des plus évidents, j'attendais ces faux plats pour pouvoir maintenir mon allure, détestant les parcours trop plat.

Marathon de Caen, Les courants de la Liberté

L'allure se réduit de plus en plus, alternant marche rapide et footing léger, j'ai de plus en plus de difficulté à trouver mon souffle mal grès mes plaisanteries avec les bénévoles, faut trouver un but pour continuer d'avancer.

42,195 km plus tard, j'en termine avec ce 42ème Marathon en 4h34'49", 1076ème sur 1284.

Marathon de Caen, Les courants de la Liberté

Bilan :

Point positif :

  • Organisation et bénévoles au top
  • Parcours roulants mais trompeur dans sa 2ème moitié (un peu comme Nice-Cannes)
  • Belle ambiance, des spectateurs et des encouragements dans chaque village traversé.

Point Négatif :

  • Indication pour se rendre au Zénith de Caen où se trouve le village Marathon inexistant.
  • du coca et des bananes épluchées auraient été un plus sur les ravitaillements
  • manque de produit du terroir sur les ravitaillements (cela n'engage que moi), 

Au final, un Marathon qui se cherche entre festivité et compétitivité, à refaire en sortie Club ou entre amis.Plusieurs distances proposées (10 km, Semi, Marathon, Marathon relais)

Bonne semaine à tous, sportez-vous bien les amis.

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